Voyages étranges en mille lieux de nulle part



Dans le silence sidéral de l'aube nouvelle
La poussière retombe d'une nuit millénaire d'orages nucléaires.
La terre encore tremblante s'éveille lentement
D'un soleil levant qui étire l'horizon vaporeux
Et laisse entrevoir l'espoir renaissant des lignes de fuites.

A la lumière d'une lune diurne, s'échapper à découvert
Contre vents polaires ériger l'exossature
Gardienne de l'immensité d'un vide étouffé,
Souffler le rouge et s'enivrer des rayons
Pour sous le carbone faire monter les sens.

Pousser jusqu'aux étoiles immortelles et consteller la nuit
Enveloppant les corps brûlants de milles rêves éveillés.