Voyage étrange en mille lieux de nulle part.





Dans le silence sidéral de l'aube nouvelle
La poussière retombe d'une nuit millénaire d'orages nucléaires.
La terre encore tremblante s'éveille lentement
D'un soleil levant qui étire l'horizon vaporeux
Et laisse entrevoir l'espoir renaissant des lignes de fuites.

A la lumière d'une lune diurne, s'échapper à découvert
Contre vents polaires ériger l'exossature
Gardienne de l'immensité du vide étouffé,
Souffler le rouge et s'enivrer des rayons
Pour sous le carbone faire monter les sens.

Pousser jusqu'aux étoiles immortelles et consteller la nuit
Enveloppant les corps brûlants de milles rêves éveillés.








balade bucolique et étrange
figer cette fraction de seconde
suspendre cet instant d'éternité
entre l'envol et la chute
entre chair et onirisme


funamble sur le fil du faire
mettre en forme
attiser cette pulsion de vie

balancement précaire
équilibre / déséquilibre
et qui libre... en mouvement.